CONSEQUENCES

SUR LES ENFANTS

L'IMPACT DES VIOLENCES CONJUGALES SUR LES ENFANTS

 

Le harcèlement moral et la violence psychologique dans le couple, que ce soit pendant la relation ou après la séparation, SONT de la violence conjugale.

VICTA alerte les pouvoirs publics sur la situation de nombreux enfants lors de divorces où le père s’avère être un pervers manipulateur qui va instrumentaliser les enfants et leur faire vivre de la violence — physique, morale voire sexuelle — au cours de ses droits de visite et d’hébergement dans le seul but de faire souffrir la mère à distance.

De nombreux experts de la cause des enfants dont nous reproduisons ici les interviews dans les médias mettent l’alerte sur le traumatisme de l’enfant témoin de violences conjugales.

Cet enfant témoin est une victime, ainsi que le déclare la Convention d’Istambul du Conseil de l’Europe.

Cependant dans les cas de divorce pour violence psychologique, il n’en est pas de même dans les tribunaux de la famille où bien trop souvent le droit du père, même s’il est violent, prend la priorité sur le droit de l’enfant à être respecté. 

Y compris en cas de violences conjugales avérées, le droit de visite et d’hébergement du père demeure maintenu.

 

De même dans les cas de violences sur les enfants par l’ex conjoint manipulateur après la séparation du couple, et certains de ces hommes sont des pédocriminels intra-familiaux, le droit de visite du père n’est presque jamais supprimé.

 

Les mères et les enfants victimes souffrent d’erreurs judiciaires et de maltraitance institutionnelle à cause du manque de formation des magistrats et des experts psys des tribunaux à la détection des pervers narcissiques.

 

VICTA demande aux pouvoirs publics en France l’application de la Convention d’Istambul du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence envers les femmes et les filles, traité international ratifié par la notre pays en 2014 et qui n'est toujours pas appliqué.

 

La Convention exige la mise à distance du conjoint ou ex-conjoint et père violent ainsi que la protection des enfants et des femmes victimes.

 

Cette disposition n’est pas appliquée par la France. Au contraire, la garde alternée est à la mode et parfois, les juges confient la garde exclusive au père même violent et pervers sous prétexte de préserver ses droits parentaux.

L'idéologie actuelle du maintien des liens familiaux prime trop souvent sur le bon sens et l'équité envers les victimes qui sont punies au lieu d'être protégées. 

 

Pourtant les conséquences des violences dans la famille ont un impact énorme sur les enfants et peuvent briser leur avenir.

VICTA demande la protection des enfants dans les familles de pervers, de toxiques, de violents et de manipulateurs. La Justice doit écouter les victimes !

 

STOP AUX ERREURS JUDICIAIRES SUR LES ENFANTS ET AUX MALTRAITANCES INSTITUTIONNELLES SUR TOUTES LES VICTIMES DE PERVERS MANIPULATEURS. 

VU DANS LES MEDIAS

 

Une psychologue alerte sur l'impact de la violence conjugale sur les enfants, lors d'une conférence à Limoges

Vendredi 23 novembre 2018

Par Nathalie Col

France Bleu Limousin

A l’occasion de la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes, une psychologue soulève un problème souvent occulté, celui de la répercussion sur les enfants. Le docteur Karen SADLIER était notre invitée, avant une conférence à Limoges.

 

On l'oublie souvent mais les enfants subissent aussi les violences conjugales qui mettent aux prises leurs parents. C'est ce que souligne le docteur Karen Sadlier venue à Limoges pour une conférence à l'occasion de la journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes. Cette psychologue est une des plus grandes spécialistes du sujet en France et elle était l'invitée d'Alain Ginestet ce vendredi matin sur France Bleu Limousin.

Les enfants souffrent aussi des violences conjugales, de quelle manière se traduit cette souffrance ?

Chaque année en France, 145.000 enfants sont exposés à la violence dans les couples et 80% de ces enfants sont témoins de la violence physique et verbale. Les conséquences se traduisent notamment par des effets physiques. Ce sont des enfants plus stressés que les autres et 60% présentent un trouble post-traumatique, en raison de cette exposition. Ce sont les mêmes troubles que lorsqu'on est maltraité, violé ou impliqué dans un attentat. Les violences conjugales affectent le développement psychologique et neurologique de l'enfant, mais aussi sa perception sociale de la manière dont fonctionne une relation. En violence conjugale, l'enfant grandit dans un contexte dictatorial, avec une personne qui impose sa volonté sur l'autre parent. La négociation est impossible.

Plus tard, le risque est que l'enfant développe le même genre de rapports conflictuels ?

Ce n'est pas tout à fait ça, puisque le conflit implique qu'on est à égalité, qu'on peut négocier. Par contre, il peut développer le même rapport violent, soit en étant dominant, soit en étant dominé. Un enfant témoin de violences conjugales grandit dans un climat de souffrance, d'insécurité, de peur, de terreur. Il marche sur des œufs et ne sait jamais, quand il rentre à la maison, si ça va bien se passer ou si, ce jour-là, le parent violent est de mauvaise humeur, tendu et peut passer à l'acte. C'est une situation de vigilance constante et l'enfant peut aussi commencer à se sentir très coupable, sans raison. 

Est-ce qu'on a trop longtemps négligé les conséquences des violences conjugales sur les enfants ?

Je pense que oui, parce qu'on voulait penser que les enfants étaient indemnes et n'étaient pas exposés, que c'était un problème entre les parents. La recherche nous montre tout à fait le contraire. L'auteur de violences conjugales a généralement aussi des difficultés dans sa parentalité. D'ailleurs 40% des enfants en situation de violence conjugale subissent aussi des violences physiques de la part de l'auteur des violences conjugales.

 

"L'enfant n'est pas seulement témoin des violences conjugales. Il en est victime"

 

Les violences conjugales ne sont pas qu'une affaire de couple, mais aussi de parentalité, explique Edouard Durand, juge des enfants à Bobigny.

Par Agathe Ranc

Publié le 9 février 2019

L’OBS

 

Edouard Durand est magistrat, juge des enfants au tribunal de grande instance de Bobigny (Seine-Saint-Denis), et membre du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes. Pour lui, il est essentiel de considérer les violences conjugales sous l'angle de la parentalité afin d'en protéger efficacement les enfants. Entretien.

Quels sont les effets des violences conjugales sur l’enfant qui en est témoin ?

"L’impact traumatique des violences conjugales sur l’enfant est si grave qu’on ne peut pas seulement dire qu’il en est le témoin. Il en est victime. Un grand nombre d’enfants victimes de violences conjugales présentent un état de stress post traumatique qui peut se manifester par des cauchemars ou une hypervigilance. Au fur et à mesure du développement de l’enfant, et donc jusqu’à l’âge adulte, on retrouvera deux grands types de troubles dans son développement : ceux de l’ordre de l’atteinte à soi-même (isolement, retard du développement, troubles de la concentration, rupture scolaire, conduite toxicomaniaque, tentatives de suicide...), et les troubles de l’ordre de l’atteinte à autrui (agressivité, violence, conception stéréotypée du rapport entre hommes et femmes etc.). 

L’impact des violences conjugales est d’autant plus sévère lorsque l’enfant est petit, notamment quand il n’a pas encore acquis le langage. Les scènes de violences s’inscrivent dans sa mémoire traumatique. En protégeant tôt l’enfant des violences conjugales, on lui permet d’aller mieux. On lui permet aussi d’aller mieux lorsqu’on protège sa mère et qu’elle peut ainsi assurer la sécurité de l’enfant.

La Fédération solidarité femmes estime que 4 millions d’enfants sont témoins de violences conjugales en France. Ce chiffre correspond-il à la réalité que vous constatez dans votre quotidien de juge des enfants ?

Je le constate dans mes fonctions depuis plus de 10 ans : les violences conjugales sont la première cause d’intervention des institutions de protection de l’enfance, que ces violences soient désignées ou non. On va être saisi pour une adolescente suicidaire ou un conflit conjugal et repérer des violences conjugales. Dans une très grande proportion, lorsque le juge des enfants intervient pour des affaires de délinquance, ces enfants sont souvent des victimes de violences conjugales. 

De quoi faire apparaître les violences comme un problème de société qui dépasse largement le cadre de la famille...

Les violences ont un impact sur toute la société et sur des générations. Malgré le fait que l’on commence à mesurer l’impact terrible des violences conjugales sur les enfants, sur leur développement et sur la société à moyen et à long terme, on a encore du mal à dire qu’un violent conjugal est un père dangereux, et qu’il faut être protecteur.

"Ce qui se joue dans le conjugal, l’emprise et la violence,

se joue aussi dans le parental"

 

Vous parlez de père dangereux…

Les violences conjugales peuvent survenir dans toutes les configurations : contre la femme ou l’homme dans un couple hétérosexuel, et dans les couples homosexuels d’hommes ou de femmes. Mais dans la très grande majorité des cas, il s’agit de violences perpétrées par des hommes contre des femmes. Il est indispensable de penser les violences conjugales comme une forme de violence sexuée afin d’en protéger les victimes. 

Dans les livres que vous avez consacrés au sujet, vous avancez qu’il est essentiel de concevoir les violences conjugales comme une question de parentalité, c’est à dire du lien entre parent et enfant, et pas seulement de conjugalité, le lien entre les deux adultes. Qu’est ce que ce changement de point de vue apporte à la compréhension, puis au traitement du phénomène ? 
 

Les institutions de protection de l’enfance prennent aujourd’hui davantage en compte le fait que les violences conjugales sont une des formes de maltraitance les plus graves qui puissent être infligées à un enfant. Mais on a encore tendance à séparer ce qui relève de la sphère conjugale et de la sphère parentale. Or les deux sphères ne sont pas dissociables. Ce qui se joue dans le conjugal, l’emprise et la violence, se joue aussi dans le parental.

Si l’on n’a pas conscience de cela, que l’on reste dans le registre du conflit conjugal, on va utiliser des types d’intervention sociale qui auront tendance à demander aux parents de s’entendre, de négocier, de dialoguer, de se voir, et donc à la mère de l’enfant de maintenir des rencontres entre le père et l’enfant. Or pour protéger l’enfant, il faut aussi garder à l’esprit qu’on est en présence d’un agresseur. D’un mari, d’un père, d’un beau-père, mais aussi d’un agresseur, qui fonctionne dans un registre de pouvoir et de violence, y compris envers l’enfant.

On sait par ailleurs qu’au moins 40% des enfants victimes de violences conjugales sont directement victimes de violences exercées contre eux. En maintenant des rencontres sans protection, on permet à l’agresseur de maintenir l’emprise sur la famille, même dix ans après la séparation. 

"Lorsqu'on a un agresseur qui est dans l'emprise,

il ne peut pas y avoir de coparentalité"

Vous suggérez de couper le lien avec le conjoint violent ?

S’il y a un maintien des rencontres, il faut qu’elles soient organisées dans un cadre protecteur comme les rencontres médiatisées ou la mesure d’accompagnement protégé, mise en place dans le département de la Seine-Saint-Denis [en 2010, NDLR]. Un tiers professionnel va chercher l’enfant chez la mère et l’emmène chez le père pour qu’il exerce son droit de visite. Les parents n’ont pas de contact entre eux, et l’enfant peut dialoguer avec un tiers. 

Le principe de coparentalité est très bien lorsque les parents sont capables de se respecter. Mais il faut pouvoir penser des exceptions à ce principe : lorsqu’on a un agresseur qui est dans l’emprise et dans le pouvoir, il ne peut pas y avoir de coparentalité.

Cela ne sert à rien de mettre en place des mesures de protection de l’enfance et un suivi pédopsychiatrique si la protection de l’enfant n’est pas assurée sur le plan de la parentalité, c’est à dire si on laisse le violent conjugal maintenir sur la mère et l’enfant l’emprise par l’exercice de l’autorité parentale. Même longtemps après la séparation. On se dit que le couple est séparé depuis longtemps et qu’il n’y a plus de violences conjugales… Se dire ça, c’est avancer au rythme de l’agresseur. Et c’est au rythme des victimes qu’il faut avancer."

Convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique dite Convention d’Istambul. Traité ratifié par la France en 2014. 

 

Voila les principaux articles de la Convention qui ne sont pas appliqués en France et en Europe. Sur le terrain et malgré des lois nombreuses, les victimes ne sont pas protégées. Il ne suffit pas de prendre tout un arsenal de mesure si elles ne sont pas appliquées, ce qui est le cas à l'heure actuelle. 

 

Article 15 – Formation des professionnels.

Les Parties dispensent ou renforcent la formation adéquate des professionnels pertinents ayant affaire aux victimes ou aux auteurs de tous les actes de violence couverts par le champ d’application de la présente Convention, sur la prévention et la détection de cette violence, l’égalité entre les femmes et les hommes, les besoins et les droits des victimes, ainsi que sur la manière de prévenir la victimisation secondaire.

Article 26 – Protection et soutien des enfants témoins.

1  Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour que, dans l’offre des services de protection et de soutien aux victimes, les droits et les besoins des enfants témoins de toutes les formes de violence couvertes par le champ d’application de la présente Convention soient dûment pris en compte.

2   Les mesures prises conformément au présent article incluent les conseils psychosociaux adaptés à l’âge des enfants témoins de toutes les formes de violence couvertes par le champ d’application de la présente Convention et tiennent dûment compte de l’intérêt supérieur de l’enfant.

Article 31 – Garde, droit de visite et sécurité

1   Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour que, lors de la détermination des droits de garde et de visite concernant les enfants, les incidents de violence couverts par le champ d’application de la présente Convention soient pris en compte.

2   Les Parties prennent les mesures législatives ou autres nécessaires pour que l’exercice de tout droit de visite ou de garde ne compromette pas les droits et la sécurité de la victime ou des enfants.

ASSOCIATION VICTA

Adresse postale : AGECA

177 rue de Charonne

75011 Paris

FRANCE

METRO ALEXANDRE DUMAS. LIGNE 2

VICTA est une association citoyenne lanceuse d'alerte, libre et indépendante, à but non lucratif, composée de bénévoles et qui ne perçoit aucune subvention de l'Etat ni des collectivités locales afin de pouvoir préserver sa liberté de parole.
VICTA n'a pas de bureaux ni de salariés pour aider les victimes en gratuité.
VICTA n'est PAS une association de service public financée par l'Etat. 
Dans ces circonstances, l'association VICTA ne peut pas assurer de façon bénévole la prise en charge individuelle des femmes victimes de violences et de harcèlement moral ou sexuel ni de leurs procédures judiciaires ou de leurs coachings. 
Ce site a été conçu et rédigé en bénévolat par Sophie Soria-Glo, fondatrice du cabinet LE NOUVEAU COACHING ETHIQUE en 2011 et Présidente de l'association VICTA qu'elle a créée en 2019.  

CONTACT VICTA par mail : 

harcelement@emailasso.net

 

Face aux nombreux appels de détresse que nous recevons sur cette adresse mail, Sophie Soria-Glo s'engage à répondre de façon gracieuse à tous les mails des femmes victimes de harcèlement et de violences, même si elle ne peut pas en assurer les coachings en bénévolat car elle doit gagner sa vie et payer ses factures mais aussi parce qu'elle passe déjà un temps énorme au fonctionnement de association et au Plaidoyer associatif sans pour autant être rémunérée. 

SVP ne contactez pas VICTA par mail pour demander qu'on vous rappelle ou pour prendre rdv, merci.

Nous payons les locations de salle à l'AGECA.

VICTA n'a pas de bureaux ni de permanence. 

Pour être conseillée de façon personnelle par Sophie Soria-Glo - la Présidente de VICTA - coach certifiée et juriste, 20 années d'expérience dans le coaching dont 10 au service des femmes victimes : cliquez en bas de page sur le logo de son cabinet de conseil et d'aide aux femmes victimes de harcèlement moral dans le couple, la famille et l'entreprise LE NOUVEAU COACHING ETHIQUE . 

Les demandes de coaching psychologique ou judiciaire ne sont pas assurées de façon gratuite et bénévole par l'association mais se passent dans le cadre de son cabinet de conseil.

L’avocat référent de VICTA n'est pas rémunéré par l'association et ne peut pas offrir ses prestations de façon gracieuse non plus.

Les conseils personnalisés gratuits sont donnés aux victimes lors de nos groupes de parole et de soutien chaque mois, ainsi que par mails où c'est Sophie Soria-Glo qui répond sur l'adresse de l'association, en bénévolat et sur son temps libre. 

VICTA n'est pas une association de service public, n'a pas de subventions, pas de bureaux ni de salariés.

 

Les experts de l'association sont bénévoles et donnent du temps pour le bénévolat en parallèle à leur profession qui leur permet de vivre. 

 

Merci de comprendre les contingences de l'activité de VICTA ! 

LES PARTENAIRES DE VICTA

LOGO CANVA AVEC BASELINE LETTRES ROUGES
LOGO AUTRIVE.jpg

© Textes et réalisation Sophie Soria-Glo / VICTA